Tous les articles par Jean-Luc Pening

Voir encore plus loin pour les enfants de Gihanga ?

Ernest est bien rentré de Kigali où avait lieu une rencontre internationale des personnes et institutions actives dans l’éducation des personnes handicapées.

Voici son feed-back, de quoi envisager de nouveaux débouchés pour nos enfants de Gihanga et du Burundi ?

« Le voyage à Kigali s’est bien passé. Nous étions avec les grands acteurs régionaux dans le domaine de la promotion de l’éducation pour les élèves/étudiants en situation de handicap. Les échanges étaient intéressants. on était en train de valider un document qui faciliterait l’accès des étudiants vivant avec handicap aux différentes universités. Il y a des retombées pour notre école car nous étions en train de préparer leur avenir. J’ai pu rencontrer des aveugles qui ont des qualifications académiques importantes (doctorat, maitrises et licences) et qui ont des fonctions importantes(député, journalistes, professeurs universitaires, etc..).

Ernest

mon album photos Beyond seeing

Le mois dernier, j’ai eu le privilège et le plaisir de participer à différents workshop ‘Boyond seeing » à Bruxelles et Berlin (voir article précédent). Des workshop amenant des élèves de 4 écoles de mode et de design d’Europe à réfléchir mode créatif sur « la mode sans voir ou au-delà de la vision» … On m’avait invité comme « consultant » apte à apporter le regard différent d’un « vrai » aveugle …

Vous trouverez, ci-joint, l’album photo, avec version anglaise, que j’y ai fait … Qu’en pensez-vous ? Pas trop floues ? Bien cadrées ?

Jean-Luc

Photos Berlin with translations avril 2017.docx

Ernest s’envole …

Je reçois le courrier suivant d’Ernest, le directeur de l’école de Gihanga :

Bonsoir cher Jean-Luc,

… Je voudrais aussi vous informer que j’ai été invité dans un forum(STAKEHOLDERS VALIDATION FORUM OF THE DRAFT QUALITY ASSURANCE GUIDELINES FOR SPECIAL AND OTHER NEEDS EDUCATION) qui se tiendra au Rwanda du 20 au 21 de ce mois. C’est une opportunité de rencontrer les grands acteurs dans le domaine de l’éducation spécialisée. Les pays suivants seront représentés: Burundi, Rwanda, Ouganda, Tanzania et Kenya. On m’a déjà envoyé le ticket(Electronic Ticket Receipt and Itinerary).

Cordialement,

Ernest

Bravo Ernest ! Notre directeur devient un acteur reconnu dans le développement de l’enseignement spécialisé et dans l’intégration des personnes handicapées avec sa passion et ses beaux projets d’éducation mais aussi de création d’activités rémunératrices synonymes d’intégration et de développement des élèves … Une juste reconnaissance pour cet homme passionné … Ca fait plaisir !

JL

TR: Nouvelles

Bonjour cher Jean-Luc,
Ça fait longtemps! Je voudrais partager notre joie avec vous concernant un don d’une imprimante braille que nous venons d’avoir de la part d’un ami Hollandais. Cette dernière va faciliter le travail de traduction. Cordialement,
Ernest

Concours photo

Pour info, l’action Donne à voir participe au concours de photos lancé par la fondation roi Baudouin autour des projets auxquels elle participe. Comme prévu, nous leur avons envoyé 3 photos pour illustrer l’action « Des classes pour voir plus loin ». Résultats prochainement.

Autres actions : Une demande d’aide pour la finition du dernier local a été déposée à la commune de Berchem Ste agathe et son ASBL Solidarité Nord Sud et au Rotary Club Vésale de Bruxelles … Affaires à suivre.

Voici l’article du journal Le Soir …

Voici l’article, le site ayant refusé la pièce attachée …

Un accès à l’art pictural pour les personnes malvoyantes

MIS EN LIGNE LE 29/01/2017 À 17:42 PAR CLAIRE DUPONT (ST.)

La Maison de quartier Malibran à Ixelles propose une exposition étonnante.

L’exposition permet de « voir avec les doigts ».

La maison de quartier Malibran accueille jusqu’à dimanche l’exposition Touch To See. Une animation créée par deux ophtalmologues dans le but de rendre l’art accessible aux aveugles et malvoyants.

A l’origine du projet, une rencontre, entre Stéphanie Skolik qui allie son métier d’ophtalmologue et sa passion de la peinture et Laure Casper, chef de clinique en ophtalmologie au CHU Saint-Pierre et directrice du fonds de recherche en ophtalmologie.

Tout a commencé dans les années 80, alors qu’elles sont chercheuses en ophtalmologie au National Institutes of Health à Bethesda dans le Maryland.

Leur objectif ? Apporter aux malvoyants quelque chose de plus que leurs connaissances médicales. Les années passent et en 2013, lors d’une discussion, elles évoquent l’idée de combiner leur maîtrise en ophtalmologie et le goût pour l’art du Docteur Skolik. Réussir à faire partager le plaisir de l’art pictural par le toucher était le but qu’elles s’étaient fixé.

« Je vis dans un monde où la vision est capitale, précise Stéphanie Skolik. En tant qu’ophtalmologue, je me rends compte du risque important que courent certains patients de perdre la vue. J’ai donc envie de partager ma chance de bien voir et de faciliter la rencontre entre ceux qui voient et ceux qui ont des difficultés dans ce domaine. C’est mon travail de médecin et ma passion d’artiste. »

Le concept est simple. Des tableaux peints par le Dr Skolik sont représentés, avec pour chacun un moulage en terre glaise et une explication en braille correspondant. L’exposition se veut interactive et en même temps participative. Chaque personne est invitée à toucher à l’aveugle le moulage et imaginer la représentation qu’il pourrait avoir. In fine, le but est d’appréhender les difficultés que rencontrent les malvoyants.

L’exposition prend place pour la première fois en 2015 au Huntington Museum of Art en Virginie-Occidentale. Cette première exhibition rencontra un franc succès.

A l’occasion de son vingtième anniversaire, le fonds pour la recherche en ophtalmologie a sollicité le soutien de Romain De Reusme (PS), échevin de l’Egalité des chances de la commune d’Ixelles, afin de mettre sur pied l’exposition dans la maison de quartier Malibran. Dans l’espace mis à disposition, trente tableaux ont pris place ainsi que leurs moulages.

Lors de la visite, une malvoyante, en touchant l’explication en braille, s’interroge sur la définition de l’expression « polar lights » (aurore boréale). « Mais qu’est-ce ? », sourit-elle. « La traduction n’a pas du être réalisée », précise un voisin.

Jean-Luc Pening, bio-ingénieur, a perdu accidentellement la vue, il y a 25 ans. Aujourd’hui, 20 ans après, « J’ai dû recommencer à zéro, même moins que zéro, je suis reparti j’ai saisi tout ce qui se passait à ma portée ».

Présent à l’exposition Touch to See, il attire l’attention sur le fait que « c’est le côté partage, se retrouver avec des gens aveugles, des gens qui voient et qui parlent de quelque chose et qui transmettent leur ressenti, c’est ce qui est le plus fort, le plus intéressant ». Il ajoute : « le côté implication est important pour les personnes handicapées. On se retrouve un peu seuls, il y a tout ça qui bouge autour de nous ».

Et Laure Casper de conclure : « Le but de cette exposition est de permettre aux malvoyants de voir par le toucher, de rapprocher les malvoyants et aveugles des personnes ayant la chance de bien voir et de donner à tous une chance de mieux se comprendre. Cette exposition permet également de parler de la malvoyance, de son extension auprès de la population âgée et de la nécessité de promouvoir la recherche en ophtalmologie. ».

Rue de la Digue 10 à Ixelles, jusqu’au 29 janvier, de 14 à 20 heures.